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 le Pure Race Espagnole

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MessageSujet: le Pure Race Espagnole    le Pure Race Espagnole  Icon_minitimeVen 16 Juil - 0:07

le Pure Race Espagnole  Sanstitre1mqle Pure Race Espagnole  55906346
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son histoire est antérieure à l'écriture et relève d'une époque où la communication était exclusivement orale.
Sa saga naîtrait au XIII° ou XIV siècle avant notre aire , certaines sources remontant même au paléolithique.
des peinture rupestres datant de 5000 ans avant notre aire furent découvertes a Altamira en Espagne
elles représentent de petits chevaux aux allures relevées dont la morphologie rappelle étonnamment celle très caractéristique du cheval de PRE .

Avant l'ère glaciaire les troupeaux de chevaux sauvages nomadisaient du sud de l'Espagne au nord de l'Afrique, les deux continents n' en formant alors qu'un.
Quand ceux-ci dérivèrent et firent place au détroit de Gibraltar, les chevaux d'Afrique et d'Espagne connurent, malgré leurs ascendances communes, une évolution génétique indépendante.
Au départ d'un tronc commun, ils se différencièrent et posèrent les prémices de ce que deviendront les races Barbe et Andalouse.

Homère (vers 850 Avant notre aire.) dit dans l'Iliade que le cheval Ibérique est "invincible à la course".
Xénophon (vers 400 Avant notre aire.) vante la dextérité des Ibères et de leur montures face aux cavaliers Athéniens.

A l'époque Romaine les Ibères étaient réputés pour la valeur de leurs chevaux et redoutés pour l'efficacité de leur cavalerie.
Le courage, la force et la mobilité du cheval Espagnol faisait l'unanimité.

Surviennent les invasions Musulmanes du VIII° siècle.

Les Maures, peuple peu cavalier, sont accompagnés de chameaux et de chèvres et seulement de quelques chevaux de race Barbe et pas Arabe.
La remonte est fournie exclusivement par les chevaux du pays.
Vu les origines génétique communes du Barbe et de l'Espagnol, les inévitables croisements n'auront que peu d'influence sur l'évolution du futur PRE .
Certes, durant les 6 siècles d'occupation et principalement à l'époque du Califat de Cordoue (929 à 1031 ) , il est indéniable que des croisements ponctuels avec des Pur-sangs Arabes furent réalisés .

Au moyen-âge, le sang de chevaux lourds et de grands destriers nordiques fût lui aussi occasionnellement mêlé a celui du cheval ibérique.

Certaines lignées ou castes atteignirent une telle notoriété qu'elles prirent le nom de leurs fondateurs, "Zamoranos", "Zapateros", "Guzmanes"....Dès le XV°, les moines chartreux de Jerez de la Frontera eux élèvent une souche très pure de chevaux Espagnol, les Cartujanos et jouent un rôle important dans la préservation du cheval Espagnol de pure race.

La plupart des sources s'accordent à dire c'est sous Philippe II (1527-1598) au XVI ° siècle que la race fût définitivement fixée .

Aux XVII°, à l'âge baroque le cheval Espagnol connaîtra son apogée, il est considéré comme le cheval idéal pour la haute école et comme le prototype du cheval de guerre. Les rois de la planète entière tiennent à se faire représenter avec lui. Il triomphe en haute école et les plus grands maîtres ne jurent que par lui.

Le Pur Race Espagnol fût de tous temps utilisé comme améliorateur de race ! Le Connemara et le Trotteur Orlov, le Napolitain, le Lippizan, le Kladruber, le Frison, le Hackney et même le purs-sang anglais par le biais des Royal Mares sont peu ou prou ses descendants.

Aux Amériques le cheval qui peuplait ce continent depuis quelque 2,5 millions d'année avait mystérieusement disparu il y a 10000 ans environ. Il y fût réintroduit par les envahisseurs espagnols et toutes les races d'origine américaine possèdent à des degrés divers un peu de son sang.

L' invasions Napoléonienne de 1810 fit un ravage au sein de la population équine.
Réquisitions incessantes et véritable massacre de chevaux aux cours des combats font vaciller l'élevage andalous sur ses bases. Pour les besoins de sa remonte, Napoléon impose des croisement avec des races lourdes.
Les chevaux des Cartujas, qui déclinent dès 1810-1815 et seront définitivement fermées en 1835, passent aux mains des familles Zapata et Romero qui furent à la base des deux grandes lignées cartujana los ""zapatas" y los "romanitos".

Au XIX° et au début du XX°, le monde et les mentalités évoluent drastiquement. La mécanisation écarte peu à peu le cheval des champs de batailles puis des travaux agricoles.
La haute école se voit supplantée par les sports équestres modernes comme le concours hippique et les courses de vitesse.

C'est à cet époque aussi que certains éleveurs vont croiser leurs produits avec des chevaux plus lourds, des chevaux de sang et même avec des pur-sangs Anglais et Arabe afin de produire des carrossiers ou des chevaux de sport et de répondre ainsi à la demande du moment.

Le cheval Espagnol connaît sa traversée du désert.

En 1912 s'ouvre le stud-book du P.R.E. et seuls y sont inscrits les exemplaires dont les éleveurs tenaient des registres généalogiques attestant de la pureté de la race.

La dénomination de PRE ou Pure Race Espagnole est donc réservée au équidés enregistrés dans ce stud-book Espagnol, issus de géniteurs inscrits et déclarés aptes à la reproduction par l'organisme gestionnaire du livre généalogique, actuellement l'ANCCE (Asociacion Nacional de Criadores de Caballos de pura raza Espagnola).

Source de confusion, dans le langage courant , le terme "cheval andalou" désigne aujourd'hui encore aussi bien un véritable PRE qu'un cheval de type racial proche à celui du PRE mais pas pour autant inscrit au stud-book.

La dénomination de cheval Ibérique quant à elle regroupe l'ensemble des chevaux originaires de la péninsule Ibérique tant d'Espagne que du Portugal..

Il faudra attendre le début des années '70 pour voir le retour, timide d'abord, du PRE.

Depuis sa création, sous l'impulsion de Don Alvaro Domecq en 1973, l'École Royale Andalouse d'Art Équestre ne cessera de promouvoir le PRE et de porter haut ses lettres de noblesses.

Au niveau sportif, il a fait une entrée remarquée sur les carrières de dressage depuis les Jeux Olympiques d'Atlanta, en 1996, avec 3 P.R.E. dans l'équipe espagnole. Il est présent aux J.O. de Sydney en 2000 (13° place), aux championnat du monde à Jerez en 2002 (médaille de bronze) au JO d'Athène en 2004 (médaille d'argent par équipe),

En attelage, également, sa présence devient de plus en plus régulière.

Le PRE est un cheval de dressage qui grâce à une sévère sélection,est aujourd'hui capable de se mesurer à n'importe quel cheval d'une autre race. Il excelle bien sûr dans les allures relevées telles que le passage, le piaffer, le pas espagnol et la levade et brille aussi dans les sauts d'école tels que la cabriole et la courbette.

En spectacle comme en cascade, son caractère frondeur et sa formidable capacité d'apprentissage en font un choix tout simplement incontournable.

En France, la création de l'A.E.C.E. ( Association française des Éleveurs de Chevaux de pur race Espagnole )en 1986 a permis de développer le P.R.E. en quelques années seulement.